Menu

Conférence-Débat du 4 février 2015 sur le Plan National de Gestions des Déchets et Matières Radioactives

Rédigé le Vendredi 6 Mars 2015 à 18:00 | Lu 221 fois

Le Cercle a invité Mme Marie THOMINES, sous-directrice au Ministère de l’Ecologie et du Développement, (Direction Générale Énergie – Climat, Division Énergie Nucléaire) à présenter le Plan National de Gestions des Déchets et Matières Radioactives.


Le Plan National de Gestions des Déchets et Matières Radioactives (PNGMDR)


La présentation de Madame Marie THOMINES, est consultable  ici :  Présentation PNGMDR – cercle Goguel – 04-02-2015.
 

Une foule de question

Après un exposé dense, sur un sujet vaste et complexe, une période d’échanges a permis à la quarantaine de participants de poser les questions qui suivent.
  • Dans le PNGMDR, on ne parle que d’une seule période radioactive : celle de trente ans. Or il y a des radionucléides dont la période est de plusieurs milliers, voire plusieurs centaines de milliers d’années. Pourquoi ce choix ?
  • Pourriez-vous m’expliquer ce qu’est la réversibilité ?
  • Du PNGMDR, on retire l’impression que la solution du stockage géologique des déchets de haute activité et des déchets de moyenne activité à vie longue (HA-MAVL) ne pose pas de problème. Cette solution est-elle actée ?
    D’autre part, dans votre présentation, vous n’avez pas parlé d’un sujet important : la mémoire du site.
  • Déchets radioactifs de très faible radioactivité (TFA) et recyclage : ne court-on pas le risque de voir se faire de la dilution ?
  • J’ai lu que des déchets radioactifs allaient directement dans des décharges classiques : où sont-elles ?
  • A l’entrée de la déchetterie de Pargny-sur-Saulx, il paraît qu’il y a un local pour les déchets radioactifs, et que personne ne veut en être responsable.
  • Nos 31 conseillers généraux, ont voté pour un labo de recherche et un stockage réversible. Or on voit la réversibilité se réduire comme une peau de chagrin, puisqu’elle ne dépassera pas la période d’exploitation.
  • On ne voit pas trace d’études sur la criticité dans vos dossiers.
  • Les PNGMDR successifs préconisent des études de 3 ans, ne court-on pas le risque de voir des études indéfiniment renouvelées et ne jamais aboutir ?
  • Stockage des combustibles usés (CU) et du plutonium (Pu).
    Le dogme du tout retraitement semble avoir du plomb dans l’aile. La preuve : on demande à l’Andra des études sur la possibilité de stockage des CU dans Cigeo.
    Cela n’est pas correct de la part de l’Andra d’ajouter petit à petit de nouveaux déchets à l’inventaire de référence. A la fin on y mettra tout et n’importe quoi.
  • Vous ne parlez pas des transports de colis, or il s’agit d’un sujet majeur dans la chaîne de sûreté qui va de l’entreposage au stockage.
  • A la lecture du PNGMDR, on voit que finalement le Pu et les CU viendront à Bure, et qu’en solution de secours les déchets faiblement radioactifs à vie longue (FAVL) y viendront aussi. Donc on pourra mettre n’importe quoi dans Cigeo.
  • Le fait que des études sur le conditionnement des déchets soient en cours montre que le stockage est déjà décidé.
  • La réversibilité est trop limitée dans le temps.
  • Vous avez parlé dans votre exposé de Centraco et de l’arrêt de la filière de recyclage du plomb, de quoi s’agit-il ?
  • Où en est le démantèlement de Brennilis ?
  • Coût de la gestion des déchets radioactifs : qui paye, qu’en est-il des provisions ?
  • Des études sont menées pour trouver d’autres lieux de stockage, y en aura-t-ils d’autres (hors Cigeo) en Meuse et Haute-Marne ?
    Il y a des études d’exposition à la radioactivité (Cf. Parking remblayé aux stériles miniers par exemple). Le ministère de l’Ecologie envisage-t-il une diffusion des résultats plus large que le simple fait de les mettre à disposition sur un site internet. Il faudrait aller jusqu’à une formation des riverains aux dangers de la radioactivité.
  • Mme Lepage à Joinville il y a quinze jours à déploré le manque de transparence du nucléaire, notamment en ce qui concerne ses coûts.
    Il faudrait que le cout prélevé sur chaque facture d’électricité soit indiqué.
    D’un autre côté, comment donner un coût alors que l’on ne sait pas ce que coûte le stockage ?
Pour plus de détails, on pourra consulter le décret n° 2013-1304 du 27 décembre 2013 pris pour application de l’article L. 542-1-2 du code de l’environnement et établissant les prescriptions du Plan national de gestion des matières et des déchets radioactifs.


 

L'Est Républicain du 8 février 2015